CELEBRATION AVEC FASTE DU MAGAL DE TOUBA/ UNE TRADITION FAMILIALE BIEN RESPECTEE CHEZ MOUMY KÉBÉ.

Le départ en Exil du fondateur du mouridisme célébré chaque 18 Safar avec faste par des berndé, recueillement et lecture du Saint coran, chez Sokhna Momy Kébé, cette tradition a été bien respectée, lors du Magal 2019. Conformément aux recommandations de Cheikh Ahmadou Bamba et le plus souvent rappelées par Serigne Saliou Mbacké, la fille de feu Ndiouga kébé n’pas lésiné sur les moyens pour sacrifier à une tradition bien familiale. Loin sans faux, dés les premières heures de la matinée, elle a mobilisé un contingent de plus de deux cent érudits pour une lecture minutieuse et complète du livre Saint. En un tour d’horloge, il a été 7 fois parcouru le coran et 313 Yassine évoquées en guise de signal pour un bon démarrage de la commémoration. L’ordre et la discipline, clés de réussite de cette belle organisation, durant les jours du Magal obéissent à une organisation pratique pilotée, en amont, de mains de maître par Omar Ndiaye, un parmi les « fidèles compagnons » de Sokhna Moumy. Plusieurs nuits blanches, des rendez-vous réajustés, des agendas modifiés, le tout sous l’œil expert de Madame Tagué pour mettre dans d’excellentes conditions de séjour à Touba, le milliers d’hôtes venus de plusieurs coins du pays et du monde. « Il y a un peu plus de vingt ans, nous avions mobilisé un seul véhicule 7 places. Aujourd’hui rien qu’à Dakar, nous avons usé de subterfuges pour ne pas dépasser les 7 bus de 60 places chacun, affrétés gracieusement par Sokhna Moumy Kébé », soutient Omar Ndiaye. Pourtant à côté de ces centaines de personnes, l’on a du mal à dénombrer les invités de marque, les célébrités, les chefs religieux, les particuliers et autres sénégalais lambda qui le plus souvent font leur déplacement à Touba avec leurs familles respectives pour célébrer à côté de Sokhna Moumy Kébé le Grand Magal de Touba. « C’est pourquoi au delà des nouvelles constructions qu’elle a effectuées, elle a loué plusieurs tentes pour que tout le monde soit à l’aise. C’est une tradition familiale », explique Omar Ndiaye. Malgré ce beau monde aucun débordement n’est à noté dans l’exécution des taches pratiques dévolues à chaque tiers, membre du comité d’organisation. Mamadou Keita, la soixantaine révolue qui de simple employé de Ndiogou Kébé est converti aujourd’hui en chef de protocole s’occupe de l’accueil et de l’installation des hôtes. Ces va et vient incessant entre le portail et les différents sites d’accueil disséminés un peu partout dans la grande bâtisse des Kébé renseignent sur l’importance et l’attention que ce fidèle compagnon accorde à sa profession de circonstance. Invité à apporter un témoignage sur celle qui cristallise les attentions à Touba durant le Magal, il s’empresse de dire :« la force de Sokhna Moumy c’est qu’elle a réussi à faire une parfaite symbiose de plusieurs générations différentes. Cela grâce aux gros moyens mobilisés mais aussi à son sens élevé de l’organisation et de la méthode ». Mamadou Keïta de poursuivre pour marquer son étonnement de voir que, « malgré le temps, Sokhna Moumy Kébé a conservé ses relations avec les anciens compagnons de ses parents non sans les considérer comme des conseillers ». C’est le cas d’ Omar Ndiaye. Ce quinquagénaire qui s’est transformé au fil du temps en photographe de Sokhna Moumy dit garder en souvenir le grand amour que Serigne Saliou Mbacké avait en Sokhna Moumy Kébé. Et qui selon lui est le fruit de toute cette aura de la fille de Ndiouga Kébé. « Un jour, le Saint-homme l’a retenue chez lui 4 tours d’horloge durant, alors qu’elle ne venait que pour lui présenter son fils ainé qu’elle avait donné le nom de Cheikhoul Khadim », raconte-t-il. Des propos étayés par l’harmonie qui se particularise dans les moindres faits et gestes. Par ci des femmes commises s’occupent les unes du balayage, les autres du ramassage des ordures. Par-là, les restes de repas soigneusement empilés dans des bols bien rangés par un autre groupe s’affairant autour du nettoyage des récipients. A cet ordre prés établi, une maison de traiteur évènementiel bien au fait de l’hospitalité mouride prend en charge avec minutie, les invités de marque, loin des hauts parleurs et des baffles qui distillent les khassaid de Serigne Touba. Au milieu de ce cercle des VIP, Ndéye Astou Mbodji s’émerveille de la générosité débordante de Sokhna Moumy adossée selon elle sur un profond respect d’une tradition héritée de ces défunts parents.
La Rédaction

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